Les résistances augmentent
Combattre les ravageurs en utilisant toujours le même produit phytosanitaire peut amener ceux-ci à développer au fil du temps une résistance contre la substance active. Pour cette raison, les agriculteurs disposent, pour chaque culture, de plusieurs produits pour lutter contre les maladies phytosanitaires et les nuisibles. Le thiaclopride est un insecticide de la famille des néonicotinoïdes. Selon la «BauernZeitung», la substance est une composante importante dans la gestion des résistances.
L’interdiction de cette substance peut mettre en danger la production agroalimentaire et l’environnement. Interrogé par la «BauernZeitung», Markus Hochstrasser, du service de la protection phytosanitaire du canton de Zurich, se montre pessimiste: «S’il ne subsiste plus qu’une ou deux substances actives, le risque de résistances augmente considérablement, de même que les conséquences négatives pour l’environnement.»
L’interdiction obligera les agriculteurs à se tourner vers d’autres substances pour protéger leurs cultures. En tête de celles-ci figurent le spinosad et le pyrèthre, tous deux autorisés en agriculture biologique, mais toxiques pour les organismes aquatiques. Si d’autres substances devaient être retirées du marché, la production d’aliments sains et qui peuvent être stockés serait menacée.